"......Alors que faire ? La France pourrait réduire les risques juridiques en notifiant la LOPPSI durant la navette et le vote définitif du Sénat. C’est ce qui fut fait pour la LCEN. Mais cette
précipitation sera alors freinée par le délai de carence.
La directive impose en effet à l’État qui notifie, une période de trois mois pendant laquelle il ne peut adopter le texte. Cette période gelée permet à la Commission et aux premières lignes les
autres Etats Membres, d’apporter des commentaires au projet notifié. Du coup, si la France décide de vite rectifier le tir, impossible pour elle d’adopter la LOPPSI avant les régionales de mars
prochain, comme prévu. Il existe bien une procédure d’urgence qui gomme tout statu quo, mais ses conditions d’application sont draconiennes et donc très rarement mises en œuvre. Elle peut être
activée en cas de risques graves et imprévisibles pour « la sécurité, l'ordre public, notamment à la protection des mineurs ». Mais comment justifier une telle urgence impérieuse quand le texte
sur la LOPPSI a plusieurs mois de retard ?....."
http://www.pcinpact.com/actu/news/55424-loppsi-notification.htm

